> INFO
Vingt points d'avance pour le candidat socialiste, en tout cas selon les deux chaînes de télévision (Cuatro et La Sexta, toutes deux appartenant à des groupes médiatiques réputés "de gauche") qui pour l'instant ont diffusé leurs sondages.
Sur Cuatro, le président du Gouvernement, le socialiste (PSOE) José Luis Rodríguez Zapatero, gagnait par 50,8% contre 29% pour le leader de la droite espagnole (PP), Mariano Rajoy. Zapatero est considéré vainqueur par chaque tranche d'âge, et pour chacun des sujets débattus.
Sur La Sexta, selon rapporte l'agence Europa Press [es], des résultats quasi identiques ont été annoncés : 49,2% pour "Z", comme l'appellent les génies du marketing, 29,8% pour Rajoy. 21% considère qu'il y eut match nul (je déduis que les "ne se prononce pas" ont été exclus du total). Là aussi, victoire du président sur tous les fronts.
À noter aussi le sondage sans appel diffusé par Cuatro à 23h59, une minute avant l'illégalité de sa publication : 85% des sondés pensent que Zapatero remportera les élections générales de ce dimanche 9 mars, contre 14% pour Rajoy.
Un déséquilibre étonnant pour cette enquête de probabilités, et très éloignés des sondages d'intentions de vote, qui en général accordent au PSOE un avantage que la marge d'erreur rend aléatoire (moins de 4 points d'avance).
Mais 85%, c'est exactement le pourcentage que les parieurs en ligne accordaient à Zapatero il y a quelques jours, toujours selon Europa Press [es]... Et ce n'est pas très loin non plus des 77% qu'affiche actuellement l'enquête hautement scientifique de la colonne de gauche de ce blog.
Quant au débat lui même, on retiendra qu'il a au moins permis aux candidats de formuler quelques propositions, de parler un minimum de leurs programmes.
Croissance économique ("l'économie, c'est tout"), éducation ("le professeur va a l'école pour y enseigner, l'élève pour y apprendre"), fermeté sur l'immigration (expulsions des sans papiers et des étrangers délinquants), entre autres sujets, pour Rajoy.
Politiques sociales (augmentations du SMIC à 800 euros, des retraites...), créations d'emplois (2 millions, dont 1.200.000 féminins), surveillance des prix (par un institut d'inspiration française), ou encore européisme et pacifisme (appui de la légalité internationale et participation aux missions de paix de l'ONU), par exemple, du côté de Zapatero.
Et puis le même final étrange que lors du premier débat : Zapatero regarde le téléspectateur dans les yeux, et de temps en temps ses papiers. Il s'attarde sur son bilan et dit qu'il reste tant de progrès à accomplir... Il termine son intervention par un "buenas noches y buena suerte". Nouveauté : José Luis comprend sa plaisanterie et sourit entre "bonne nuit" et "bonne chance".
Rajoy lit le prompteur et confie qu'il pense à "une petite fille" qui doit vivre heureuse dans une jolie maison grâce à ses parents qui ont tous les deux un emploi (en gros). Nouveauté : cette fois ci, "cette petite fille est dans la tête et dans le coeur" de Mariano.
La journaliste conclut sur une vacherie pour Rajoy, qui refusa de participer au débat en 2004 (de même qu'Aznar en 1996 et en 2000) : "espérons que nous n'attendions pas 15 ans jusqu'au prochain débat".
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mardi 4 mars 2008
mardi 26 février 2008
"Un bonobús ? C'est quoi ?" (Rajoy à Zapatero, lors du débat)

> POINT DE VUE
C'est le nom populaire (et académique [es] !) d'un billet valable pour 10 trajets de métro, bus et tramway dans le réseau de transports en commun. À Madrid, il coûtait la semaine dernière 6,70 euros.
Ce fut aussi, selon le président socialiste du Gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, une preuve suffisante pour régulariser un immigré sans papiers lorsque gouvernait le Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy. C'était en tout cas l'argument déployé par Zapatero lors du débat télévisé pour expliquer, en gros, que la régularisation de son Gouvernement, sous condition d'un contrat de travail, était plus rigoureuse que celle de ses prédécesseurs.
D'où, cet échange:
- Zapatero : "Ustedes hiceron las regularizaciones con un bonobús..." ("Vous, vous avez fait les régularisations avec un bonobús...").
- Rajoy : "¿Qué es eso?" ("C'est quoi ça ?")
Le bonobús connaîtra-t-il le même destin que la baguette de pain française, dont Giscard ignorait le prix ? Ou que le café espagnol, que Zapatero estima à 80 centimes d'euro [es] ? Rien n'est moins sûr, mais il a animé la soirée, où très peu de propositions électorales ont été rappelées, et pas une seule annoncée.
Le débat n'a pas été inintéressant pour autant, les deux duellistes étant très combatifs. Je n'ai vu qu'un seul sondage, celui de l'institut Opina, diffusé sur Cuatro. 45% des interrogés pensaient que Zapatero avait gagné, 33% que Rajoy avait été le meilleur (il semblerait [es] que les autres chaînes donnent aussi gagnant Zapatero, avec une avance d'entre 6 et 14 points).
Seule différence significative pour Opina : parmi les femmes, Rajoy était à quasi égalité avec le président du Gouvernement, alors que parmi les hommes, Zapatero était loin devant. Au moins pour cette soirée, je suis assez d'accord avec mon sexe :o).
Demain la presse se déchaînera, après 15 ans à ronger son frein. Elle nous donnera les éléments sérieux à retenir, le grand bout de la lorgnette. En attendant, buenas noches.
lundi 25 février 2008
Ce soir, 22h, 1er débat Zapatero - Rajoy, en direct sur Internet
> INFO
Avis à tous les intéressés par les élections espagnoles qui comprennent un peu la langue de Cervantes* : le premier des deux débats qui opposeront le président du Gouvernment, José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE, gauche) au leader de l'opposition, Mariano Rajoy (PP, droite) aura lieu ce soir à partir de 22h07 (heure de Madrid et de Paris).
L'intégralité du débat, qui doit finir a 23h45, est visible sur internet : en vidéo, notamment sur le site de la télévision publique, en textes et en vidéo sur la plupart des médias espagnols répertoriés dans la colonne de gauche de ce blog, et, pour les plus frikis [es] de l'information et des nouvelles technologies, en textes, vidéo et twitter sur ADN.es (autopromo).
Le débat a évidemment été préparé avec minutie, les règles et le théâtre (joli graphique ici [es]) longuement négociés. L'audience devant être excellente, le tarif de la seconde de publicité sur les chaînes hertziennes a été établi a 1.250 euros. Précisons que le dernier duel remonte à 1993, quelques jours avant la victoire de José María Aznar face au sortant Felipe González.
Au menu ce soir : emploi et économie, politiques sociales, politique étrangère, entre autres. Prochains rendez-vous, jeudi 28 février pour les sept "petits" partis, et le lundi 3 mars pour un deuxième face à face Zapatero - Rajoy.
* Actualisation 20.30 : Je découvre que LCP - Public Sénat offre le débat en direct, très probablement avec traduction simultanée en français.
Avis à tous les intéressés par les élections espagnoles qui comprennent un peu la langue de Cervantes* : le premier des deux débats qui opposeront le président du Gouvernment, José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE, gauche) au leader de l'opposition, Mariano Rajoy (PP, droite) aura lieu ce soir à partir de 22h07 (heure de Madrid et de Paris).
L'intégralité du débat, qui doit finir a 23h45, est visible sur internet : en vidéo, notamment sur le site de la télévision publique, en textes et en vidéo sur la plupart des médias espagnols répertoriés dans la colonne de gauche de ce blog, et, pour les plus frikis [es] de l'information et des nouvelles technologies, en textes, vidéo et twitter sur ADN.es (autopromo).
Le débat a évidemment été préparé avec minutie, les règles et le théâtre (joli graphique ici [es]) longuement négociés. L'audience devant être excellente, le tarif de la seconde de publicité sur les chaînes hertziennes a été établi a 1.250 euros. Précisons que le dernier duel remonte à 1993, quelques jours avant la victoire de José María Aznar face au sortant Felipe González.
Au menu ce soir : emploi et économie, politiques sociales, politique étrangère, entre autres. Prochains rendez-vous, jeudi 28 février pour les sept "petits" partis, et le lundi 3 mars pour un deuxième face à face Zapatero - Rajoy.
* Actualisation 20.30 : Je découvre que LCP - Public Sénat offre le débat en direct, très probablement avec traduction simultanée en français.
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