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lundi 3 mars 2008

Ouverture de la chasse au con

> POINT DE VUE

La chasse au con a ouvert officiellement vendredi 22 Février en Espagne. Quoique cette année il semble qu'elle ait été avancée de quelques jours à moins que cela eut été de flagrants cas de braconnages ou simplement des exercices de précampagne qui visaientt à rassembler les cons autour d'un point convenu pour mieux les ramasser ensuite dès l'ouverture officielle de la campagne de chasse au con, aussi appelée "Campagne... électorale".

Au contraire des autres types de chasse où la discrétion est de mise, dans la chasse au con, plus on fait de bruit voire même de tapage, plus on a de chances de faire mouche. Les appâts sont énormes de telle façon que seul un vrai con - et non pas un pauv'con :-) - puisse s'y laisser prendre: cela va de la réduction d'impôts au chèque bébé (2.500 € pour chaque naissance ou adoption) en passant par les offres gratuites.

Dans le domaine du gratuit, les offres varient en fonction du terrain de chasse:
  • Pour la chasse au con-necté, on leur offrira de l'ADSL plein de megasbytes pas cher, du Wifi gratos en rase campagne et l'abolition pure et dure du canon digital (taxe sur tous les appareils avec mémoire, integralement reversée a la SACEM espagnole = $GA€) accompagnée d'un PeuImporteParQuoiOnLeRemplacera.
  • Les con-somateurs sont appatés avec de vraies offres à la con - bien sûr - style: logements moins chers + baisse des taux d'intérêt + baisse de l'inflation + hausse des salaires + baisse des impôts. Et si vous répondez qu'il suffit d'avoir étudié lu seulement les trois premiers chapitres de ses cours d'économie de première pour se rendre compte que cela est absolument impossible, c'est évidemment que vous êtes un traître du parti contraire.
  • Aux plus con-servateurs, on leur a promis des tas de mesures visant à les rassurer: par exemple, le mariage homosexuel ne s'appelera plus mariage [es]. Certains (COPE = Radio de l'église catholique) ont même aussi essayé de leur promettre que les homosexuels ne seraient plus homosexuels; no coment, même si ce serait cependant intéressant que certains essaient de ne pas con-fondre "essayer de préserver son confort" avec "demeurer fort con".
  • Les inclassables:
    • C'est hallucinant tout ce que ces con-génères :-D
    • On attend d'ici peu un arrivage d'appâts pour les con-stipés. En effet, Dragées Fuca a décidé de sponsoriser le PP :-P
    • Il semblerait que certains électeurs se fassent piéger tout en étant conscients des techniques de chasse: "Monsieur, si je suis con-vaincu de voter pour vous, c'est tout simplement parce que vous êtes très vraiment très con....... vainquant"
    • Chers lecteurs, je compte sur votre imagination pour com-pléter ce billet: j'incorporerai, au fur et à mesure qu'elles me plaisent, vos propositions et con-seils que vous pouvez me laisser dans les commentaires ;-)
Et bien sûr: une fois terminée la chasse, une fois que vous aurez fini dans la besace d'un des braqueurs de voix, vous vous rendrez compte que les promesses ne sont pas tenues. C'est alors que vous direz: Monsieur, m'avez-vous pris pour un con?
Ne vous étonnez surtout pas de la réponse... ;-)

mardi 26 février 2008

"Un bonobús ? C'est quoi ?" (Rajoy à Zapatero, lors du débat)


> POINT DE VUE

C'est le nom populaire (et académique [es] !) d'un billet valable pour 10 trajets de métro, bus et tramway dans le réseau de transports en commun. À Madrid, il coûtait la semaine dernière 6,70 euros.

Ce fut aussi, selon le président socialiste du Gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, une preuve suffisante pour régulariser un immigré sans papiers lorsque gouvernait le Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy. C'était en tout cas l'argument déployé par Zapatero lors du débat télévisé pour expliquer, en gros, que la régularisation de son Gouvernement, sous condition d'un contrat de travail, était plus rigoureuse que celle de ses prédécesseurs.

D'où, cet échange:



- Zapatero : "Ustedes hiceron las regularizaciones con un bonobús..." ("Vous, vous avez fait les régularisations avec un bonobús...").
- Rajoy : "¿Qué es eso?" ("C'est quoi ça ?")


Le bonobús connaîtra-t-il le même destin que la baguette de pain française, dont Giscard ignorait le prix ? Ou que le café espagnol, que Zapatero estima à 80 centimes d'euro [es] ? Rien n'est moins sûr, mais il a animé la soirée, où très peu de propositions électorales ont été rappelées, et pas une seule annoncée.

Le débat n'a pas été inintéressant pour autant, les deux duellistes étant très combatifs. Je n'ai vu qu'un seul sondage, celui de l'institut Opina, diffusé sur Cuatro. 45% des interrogés pensaient que Zapatero avait gagné, 33% que Rajoy avait été le meilleur (il semblerait [es] que les autres chaînes donnent aussi gagnant Zapatero, avec une avance d'entre 6 et 14 points).

Seule différence significative pour Opina : parmi les femmes, Rajoy était à quasi égalité avec le président du Gouvernement, alors que parmi les hommes, Zapatero était loin devant. Au moins pour cette soirée, je suis assez d'accord avec mon sexe :o).

Demain la presse se déchaînera, après 15 ans à ronger son frein. Elle nous donnera les éléments sérieux à retenir, le grand bout de la lorgnette. En attendant, buenas noches.